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La maturité émotionnelle : 5 étapes pour apprivoiser son adulte émotionnel

T’es-tu demandé aujourd’hui comment tu allais ? As-tu pris le temps de te poser, ne serait-ce que 2 minutes, pour savoir comment tu te sens ? Non ? Alors prends ce moment pour toi car c’est important. C’est une bonne routine à mettre en place que de vérifier nos constantes quotidiennement. Si je t’ai posé cette question, c’est parce que j’ai envie de parler de la gestion des émotions en tant qu’adulte et de te donner des pistes concrètes pour pouvoir avancer vers une certaine maturité émotionnelle. Les reconnaître et les accepter nous permet de vivre pleinement et sereinement. Je te propose donc d’embarquer dans l’aventure de la maturité émotionnelle. 

Qu’est-ce que la gestion des émotions ?

Gérer les émotions, ce n’est pas quelque chose qu’on nous apprend. Quand nous grandissons, on nous demande souvent de prendre sur nous. “Ne pleure pas”, “ne t’énerve pas”, “ne crie pas”. Comme si exprimer nos émotions n’était pas une chose naturelle, ni acceptable en société.  Pourtant, nos émotions sont extrêmement précieuses. Elles permettent de comprendre ce qui se passe en nous. Elles peuvent sauver la vie, nous indiquer un danger, nous détendre, nous énergiser. Elles sont autant d’indices pour nous situer dans le monde et vis-à-vis de nous. Ce sont elles qui nous poussent à agir de telle ou telle façon.  Savoir les identifier et les vivre sans les bloquer ou les éviter est une compétence primordiale pour trouver notre équilibre et notre sérénité. Bonne nouvelle, comme toute compétence, elle s’acquiert et se développe.  Être mature émotionnellement ne signifie pas devenir triste ou lent. Cela signifie simplement que tu vas progressivement reprendre du pouvoir sur ton cerveau et tes comportements. Autrement dit, moins subir et plus agir. 

La différence entre l’enfant émotionnel et l’adulte émotionnel

Qu’est-ce qu’un enfant émotionnel ?

Être un enfant émotionnellement consiste à refuser de prendre nos responsabilités pour ce que nous ressentons. Quand nous sommes enfants, nous sommes dépendants des adultes autour de nous. Nous exprimons notre inconfort, notre mécontentement, notre douleur, notre besoin par une expression assez pure de notre émotion pour qu’on s’occupe de nous. Ce qui crée d’emblée une dépendance affective. Nous demandons à un autre, un parent ou un adulte, de résoudre tous nos problèmes.  En grandissant, nous apprenons l’autonomie. Mais ce réflexe premier, qui a été le nôtre durant des années, reste parfois et même souvent. Nous nous retournons vers les autres pour nous prendre en charge ou gérer nos difficultés. Non seulement, nous souhaitons qu’ils trouvent des solutions mais ils ont intérêt à le faire vite. Nous sommes dans une recherche de plaisir, de satisfaction et de gratification immédiate. Tout doit être rapide et instantané.  Cette dépendance a pour conséquence que nous sommes majoritairement, sinon exclusivement, tournés vers l’extérieur. L’extérieur est notre solution pour tout. Dans cette logique, tout ce qui nous arrive est en lien avec l’extérieur. Dès lors que quelque chose de négatif se passe, nous blâmons les autres pour ce que nous ressentons. Nos émotions sont liées à leur comportement. Nous perdons donc tout notre pouvoir sur nous et notre vie.  Quand nous nous positionnons en enfant émotionnel, nous vivons dans la dépendance. Nous recherchons de la gratification immédiate. Nous sommes tournés vers l’extérieur. Nous mettons la faute sur les autres, sur ce qui nous arrive et sur ce que nous ressentons. Nous perdons tout contrôle dans notre vie. Nous expliquons systématiquement notre mal-être par des raisons extérieures. Nous voulons changer les autres, les circonstances, le monde pour changer nos émotions.  Quand nous prenons une décision, en tant qu’enfant émotionnel, nous décidons uniquement à partir d’une émotion. Pour éviter cela et récupérer notre pouvoir, il faut avancer vers la maturité émotionnelle, vers l’adulte émotionnel. 

Comment devenir un adulte émotionnel ?

Pour devenir un adulte émotionnel, il faut s’approprier ou se réapproprier nos émotions, les reconnaître comme les nôtres et en prendre pleinement la responsabilité.  Pour prendre la responsabilité de nos émotions, il faut intégrer que nos émotions ne proviennent pas de ce que dit l’autre ou de ce qui nous arrive. Elles viennent de nos pensées. Cela ne veut pas dire que nous n’avons pas le droit de nous sentir blessés par les réflexions désagréables d’un autre. Cela signifie que nous acceptons en conscience de prendre la responsabilité de l’émotion qui survient de notre pensée à propos de cette circonstance. Cela signifie également qu’il faut reconnaître qu’elle vient de notre pensée. Contrairement à notre enfant émotionnel, l’adulte émotionnel est tourné vers l’intérieur. Il comprend que l’émotion naît en lui et non de l’extérieur. En acceptant cela, il reprend le pouvoir. Nous réalisons que nous ne dépendons de rien, ni de personne pour ressentir nos émotions.  En prenant la responsabilité de ce que nous ressentons, le champ des possibles s’ouvre. Nous prenons conscience que nous sommes en capacité de gérer tout ce qui nous arrive. Nous acceptons également la frustration, de retarder le plaisir ou la gratification. Nous savons, au fond, que ce plaisir, ce n’est pas l’extérieur mais nous-même qui le générerons.  Être un adulte émotionnel, c’est :
  • S’approprier nos émotions,
  • Accepter de retarder son plaisir,
  • Se sentir responsable,
  • Être tourné vers l’intérieur,
  • Reprendre du pouvoir.
Quand tu es un enfant émotionnel, tu es désarmé. Quand tu es un adulte émotionnel, tu reprends ton pouvoir. Devenir un adulte émotionnel se révèle indispensable pour atteindre nos objectifs et vivre pleinement notre vie.  >>> À lire aussi : comment trouver le bonheur sans le chercher à l’extérieur ? Je vais te donner les 5 compétences clés pour grandir et évoluer vers la maturité émotionnelle. Elle se travaille et se développe. C’est une faculté comme une autre. 

Comment faire grandir notre adulte émotionnel ?

Première étape : comprendre et identifier ses émotions

Je te suggère de te demander régulièrement comment tu te sens. Prends le temps de faire un mini bilan, de te poser la question de ce que tu ressens.  Au départ, il est possible que ta palette d’émotions soit pauvre. Tu peux la faire grandir en trouvant et en nommant tes nuances. Tu peux te sentir joyeux, gaï, heureux. Enjoué, léger, calme. Démuni, effondré, triste, perdu. Inquiet, angoissé, paralysé par la peur. Chaque émotion a sa propre couleur, sa propre résonance dans ton corps. Plus tu les identifies, plus tu deviens capable de les reconnaître.

Deuxième étape : autoriser ses émotions 

Qu’elles soient positives ou négatives, nous mettons parfois en place tout un tas de stratégies et de subterfuges pour ne pas les ressentir. La frustration, la colère, la tristesse font partie de la vie. Tout autant que la joie, le plaisir, la sérénité.  Une émotion, même négative, n’est pas quelque chose que nous devons régler ou réparer. Accepter l’inconfort de créer en nous une émotion négative nous semble parfois insurmontable. Pourtant, autoriser ses émotions revient “simplement” à les laisser s’écouler à leur propre rythme. Chaque émotion possède son propre canal, sa fréquence et sa durée. C’est en acceptant qu’elle suive son cycle naturel que l’émotion passe et que nous pouvons passer à autre chose. Autoriser son émotion, c’est être entièrement dans son adulte émotionnel. C’est prendre la responsabilité de ce que nous ressentons.  Personnellement, quand une émotion négative se présente à moi, je fais un retour sur moi. Je la visualise, je prends conscience de sa présence et de mon premier mouvement de rejet. Puis, je respire. Je l’identifie dans ma tête, je la nomme. Je fais le lien avec mes pensées pour bien comprendre. Je me dis ensuite : “je suis en colère, je suis déçue et c’est ok”. Je continue à respirer, je ressens la colère et la déception m’envahir. Je peux l’exprimer mais ne pas la surjouer. Je peux la garder pour moi, mais je peux aussi la montrer. Je l’observe et j’observe ce qui se passe dans mon corps. Je continue à respirer le temps qu’elle redescende à son rythme.

Troisième étape : laisser la complaisance derrière soi

Se complaire dans une émotion peut nous donner l’impression de la vivre. Mais se complaire dans une émotion est encore un subterfuge. Autoriser une émotion nous permet de bouger, de changer ou de nous sentir mieux. Mais nous complaire dans une émotion ne nous mène nulle part. Le résultat de la complaisance est nul. C’est un sur-place.  Souvent, tu vas noter que, dans certaines de tes émotions négatives qui peuvent revenir régulièrement, tu peux y rester plus longtemps que nécessaire. Cela signifie que tu es dans la complaisance. La meilleure manière de savoir si tu y es ou pas, c’est d’analyser le résultat. Est-ce que tu arrives à passer à autre chose ? À créer quelque chose à partir de cette émotion ? Cela reste-t-il stérile ? Si tu estimes que cela reste stérile, c’est que tu es dans la complaisance. 

Quatrième étape : notre capacité à faire la distinction entre les circonstances et nos pensées

Les circonstances sont des faits tangibles, sur lesquels tout le monde tombe d’accord. Nos pensées sont, quant à elles, tout ce que nous construisons dans notre tête autour de ce qui nous arrive. C’est notre analyse de la situation qui est forcément subjective. Ce n’est pas la pluie qui nous rend triste mais ce que nous pensons à propos d’elle.  Prendre le temps de séparer les faits de nos pensées est une étape indispensable dans la construction de notre maturité émotionnelle. C’est en comprenant que ce sont nos pensées, et seulement nos pensées, qui génèrent nos émotions que nous pouvons reprendre le contrôle de notre vie.  En reprenant le contrôle, nous arrêtons d’attendre que les autres changent pour pouvoir aller mieux. Nous arrêtons de croire que c’est à cause de ce travail que nous sommes frustrés et épuisés. Nous nous rendons compte que c’est nous-mêmes qui générons cette émotion. Nous avons la possibilité d’en créer une autre en changeant notre pensée à propos de ce qui nous arrive. En identifiant nos pensées, nous comprenons ce qui se passe dans notre tête. Ainsi, nous comprenons mieux ce que nous ressentons mais aussi et surtout, pourquoi nous le ressentons. En comprenant le pourquoi, un choix s’offre à nous. Est-ce que tu décides de garder cette pensée et l’émotion ? Ou décides-tu de changer la pensée pour changer l’émotion ?  Si tu décides de conserver ta pensée, elle peut être adéquate à ton émotion. En effet, tu as le droit d’être triste de perdre un proche, de voir un ami partir vivre à l’étranger. Mais parfois, tu peux te dire que tu peux changer ta pensée. Tu peux choisir et accepter d’être triste ou de te dire que tu peux être déçue et générer autre chose. En se réappropriant l’émotion, et en comprenant vraiment son origine, elle prend du sens. C’est là qu’elle nous semble juste. Il devient presque naturel de la laisser suivre son cours. C’est là aussi qu’elle peut sembler ne pas être juste. C’est l’occasion donc de retravailler ta pensée. En comprenant pourquoi tu es déçu, tu peux être en paix avec ta déception. Elle a un sens donc ce sens la rend acceptable.  >>> À lire / écoute aussi : 2 outils redoutables pour mieux se connaître et se comprendre

Cinquième étape : apprendre à créer et à générer l’émotion

Je parle ici de l’émotion que tu veux ressentir. Le but est de trouver la motivation nécessaire pour atteindre tes objectifs. Notre énergie naît dans nos émotions. Ce que nous recherchons quand nous souhaitons quelque chose, ce n’est pas la chose en elle-même mais l’émotion que nous allons ressentir quand nous l’aurons.  Par exemple, tu rêves de posséder cette voiture. Ce n’est pas la voiture en elle-même dont tu rêves mais bien les émotions que tu vas ressentir. La fierté, le plaisir de passer les vitesses, le confort que tu vas ressentir.  En identifiant l’émotion que nous souhaitons ressentir, il suffit de se demander quelle pensée il est nécessaire d’avoir pour la créer. Nos émotions sont le résultat de nos pensées. Si tu veux ressentir de la fierté parce que tu vas réussir tel ou tel but que tu t’es fixé, tu dois te demander ce que tu peux penser pour te sentir fier. À partir de l’émotion, tu vas trouver des idées sur ce que tu dois faire pour te sentir fier. En construisant étape par étape ta fierté, tu vas prendre conscience que, par moment, tu vas aussi te tromper sur le chemin de la fierté. Tu vas peut-être ressentir de la gêne. Tu vas peut-être échouer. Tu vas peut-être rencontrer des obstacles. Pour autant, au fond de toi, tu vas garder cette idée de la fierté. En sachant que c’est ta destination, que toutes ces étapes soient douces ou amères, tu vas pouvoir les imaginer, les gérer et te préparer. L’inconfort devient alors acceptable et tolérable. Tu peux différer ton plaisir. Tu sautes presque dans la honte ou l’embarras car tu sais qu’ils font partie du chemin. Tu acquiers ainsi toute ta maturité émotionnelle. Tu la travailles et tu la développes. Toutes tes expériences difficiles, tes émotions négatives sont des étapes sur ta route. Elles font grandir ta confiance en toi. Plus tu les affrontes, plus tu te rends compte que tu es capable de le faire, moins tu te méfies et moins tu fuis tes émotions négatives.  Tu as moins peur d’expérimenter de nouvelles choses. Tu t’ouvres à toi et au monde. Tu crées et tu t’offres une liberté, celle d’être pleinement qui tu es.  Pour conclure : Voici la cartographie qui va te mener vers une maturité émotionnelle. À toi de jouer maintenant ! Ne sois pas pressé ! Il n’y a pas d’urgence ! C’est un chemin, un apprentissage. Tu vas avancer progressivement vers la maturité émotionnelle en le décidant.  Ce chemin n’est pas forcément simple. Mais c’est en expérimentant la frustration que tu feras grandir ton adulte émotionnel. Certains jours, l’enfant émotionnel viendra pointer le bout de son nez. Nous sommes humains. L’idée n’est pas d’éradiquer son enfant émotionnel mais de savoir le reconnaître et décider ce que nous voulons en faire. La maturité émotionnelle est un chemin que nous pratiquons tous les jours.  

Ta sensibilité et toi, c’est une longue histoire. Vous collaborez tant bien que mal, mais ce n’est pas facile tous les jours. J’ai connu cela…

Pourtant depuis que j’ai découvert à quel point ma sensibilité est ma meilleure amie, je collabore pleinement avec elle !

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